Évocation nocturne d’un chantier de leurre lumineux fait de bois et de toile

Illustration de couverture créée par IA — évocation du leurre lumineux, sans valeur de photographie historique

« Pendant la guerre de 14, on a construit un deuxième Paris pour que les Allemands bombardent le mauvais. » L’histoire circule sur les réseaux, dans les listes d’anecdotes et les dîners entre passionnés d’histoire. Elle a tout d’une légende urbaine : trop belle, trop folle, trop cinématographique pour être vraie.

Pour une fois, le Bureau a une surprise : elle est vraie. Ou plutôt, elle est vraie en partie, et cette partie-là est déjà extraordinaire. En 1918, l’armée française a bel et bien commencé à bâtir une fausse ville illuminée dans la banlieue de Paris, avec une fausse gare, de faux trains et de fausses usines, sous la direction d’un génie de l’éclairage. Le reste, en revanche, a gonflé au fil des récits. On a ouvert les archives pour faire le tri.

Qui a enquêté sur ce dossier

Cette fois, c’est Yvan qui a ouvert le dossier, et il n’a pas eu besoin de chercher loin. Un matin, il a étalé sur la grande table une photocopie de carte militaire datée d’octobre 1918, avec des zones hachurées marquées « objectif A » et « objectif B ». « Regardez où ils voulaient mettre Paris. » Alix a reposé son café : « Mettre Paris ? Il y est déjà. » « Justement », a répondu Yvan.

  • Yvan Daurelle (archives et anomalies cartographiques) a reconstitué l’emplacement des fausses cibles sur les cartes d’aujourd’hui. Des villes qui n’existent pas, il commence à en avoir l’habitude.
  • Alix Beaumont (documents) a retrouvé la trace des articles de presse qui ont révélé l’affaire en 1920, et confronté les versions.
  • Mathis Cordier (audiovisuel) s’est penché sur les illustrations d’époque, et sur la manière dont la lumière pouvait tromper un pilote.
  • Claire Vernier (récits oraux) a reconstitué le parcours de Fernand Jacopozzi, l’ingénieur au cœur du projet.
  • Jean-Rémi Vasseur (terrain) est allé voir ce qu’il reste du site dans le nord-est de l’Île-de-France.
  • Solène Martel (psycholinguistique) s’est demandé pourquoi cette histoire vraie a si longtemps été racontée comme une légende.

Fidèles à nos méthodes, on a sourcé chaque affirmation : tout est listé en fin d’article.

1918 : Paris sous les bombes

Pour comprendre pourquoi quelqu’un a pu imaginer un faux Paris, Alix a commencé par le vrai, celui de 1918. La capitale n’est pas sur le front, mais la guerre lui tombe littéralement dessus.

Dès le début de l’année, de nouveaux bombardiers allemands, les Gotha, s’en prennent à Paris, après deux ans d’accalmie relative (Ville de Paris). Les raids les plus intenses se concentrent entre janvier et septembre 1918. La défense s’organise : projecteurs, canons antiaériens, chasseurs de nuit et ballons captifs obligent les bombardiers à voler au-dessus de 3 000 mètres, ce qui réduit fortement leur précision. Un black-out partiel est rétabli, des sirènes sont installées, et la ville compte environ 5 000 abris publics (Geographical Imaginations).

Un bombardier Gotha G.IV en vol au-dessus de la Belgique
Un Gotha G.IV en vol au-dessus de la Belgique — photographie du type de bombardier, pas d’un raid sur Paris
Auteur inconnu / Wikimedia Commons · Source · Public domain
Immeuble endommagé au 8 rue Rottembourg à Paris en mars 1918
Le 8 rue Rottembourg, à Paris, après le bombardement du 11 mars 1918
Agence Rol / Bibliothèque nationale de France · Source · Public domain

À partir du 23 mars, une autre menace s’ajoute : des canons géants installés en Picardie, à plus de cent kilomètres, bombardent la capitale. Jusqu’en août, 367 obus touchent Paris et tuent 256 Parisiens (Ville de Paris). Sur l’ensemble de la guerre, les raids aériens allemands auraient fait 275 morts et 610 blessés à Paris et dans sa banlieue, selon l’historienne Susan Grayzel (Geographical Imaginations).

Reste un problème que les militaires connaissent bien. La nuit, sans radar ni GPS, les pilotes se repèrent comme ils peuvent : aux fleuves, aux voies ferrées et aux lumières des villes (HistoryNet). Et la Seine, vue du ciel, dessine autour de Paris une série de boucles très reconnaissables.

Alix a noté la conclusion qui s’impose dans la marge de son carnet : « Si on éteint Paris et qu’on allume un autre Paris au bon endroit, à côté d’une boucle de la Seine qui ressemble à la vraie, le pilote bombarde ce qu’il voit. »

Documenté : Paris a subi en 1918 des raids aériens nocturnes et des tirs de canons à longue portée meurtriers.

Le projet : trois fausses cibles autour de la capitale

L’idée est prise très au sérieux. Le projet est lancé par le secrétariat d’État à l’Aéronautique et la direction de la lutte antiaérienne (Paris Zigzag). La commande remonte à la fin de 1917, et les premiers travaux commencent en 1918 (BBC History Revealed).

Trois zones sur la carte

Les cartes militaires d’octobre 1918 qu’Yvan a étalées sur la table désignent les leurres par des lettres : « objectif A », « objectif B » (Geographical Imaginations). En croisant les sources, il a reconstitué le dispositif :

Les trois cibles prévues autour de Paris
ZoneCe qu’elle devait imiterOù elle devait se trouver
Le faux ParisLe centre de la capitale, avec ses grandes avenues et ses gares, posé sur une boucle de la Seine semblable à la vraieEntre Maisons-Laffitte, Conflans-Sainte-Honorine et Herblay, en lisière de la forêt de Saint-Germain (Connexion)
Le faux Saint-DenisLes banlieues industrielles du nord-est, Saint-Denis et Aubervilliers, avec les gares du Nord et de l’Est (HistoryNet)Dans le secteur de Villepinte, Sevran et Tremblay, non loin de l’actuel aéroport de Roissy (Un jour de plus à Paris)
Les fausses usinesLes zones industrielles de l’est parisienVers Chelles et Vaires-sur-Marne, en Seine-et-Marne, selon les sources (BBC History Revealed)
Plan du projet de faux Paris, avec chemins de fer et quartiers simulés
Plan du faux Paris : les quartiers et lignes de chemin de fer projetés autour de Maisons-Laffitte. Un plan ne prouve pas leur réalisation
Auteur inconnu / Wikimedia Commons · Source · Public domain

Comment tromper un pilote

Rien de tout cela n’était destiné à être vu de près. Il suffisait que, de nuit et à plus de 3 000 mètres d’altitude, l’illusion tienne quelques secondes. Les plans prévoyaient des bâtiments en bois et en toile peinte. Pour les toits vitrés des usines, des toiles translucides peintes devaient imiter le verre encrassé. Des lampes blanches, jaunes et rouges devaient reproduire la lueur des fours et des vapeurs industrielles (BBC History Revealed, Un jour de plus à Paris).

Le détail qui a le plus impressionné Mathis, c’est le train. Les wagons étaient de simples alignements de planches, mais un système de lumières allumées les unes après les autres donnait l’impression d’un convoi en mouvement (BBC History Revealed). Et surtout, tout devait rester discret : une lumière trop vive aurait éveillé les soupçons d’un pilote habitué à survoler une ville plongée dans le black-out (Messy Nessy).

Croquis du principe de lampes successives derrière un alignement de planches
Illustration IA du principe d’allumage successif évoqué dans le texte — schéma conceptuel, non document d’époque

« C’est le contraire d’un décor de cinéma, a résumé Mathis. Au cinéma, on éclaire pour qu’on voie. Là, il fallait éclairer juste assez pour qu’on croie voir. »

Documenté : l’armée française a planifié des leurres lumineux autour de Paris en 1917-1918.

À recouper : l’emplacement exact de la zone industrielle de l’est, que les sources situent tantôt à Chelles, tantôt à Vaires-sur-Marne, deux communes voisines.

Fernand Jacopozzi, l’homme qui allumait les villes

Pour diriger l’éclairage du faux Paris, l’armée s’adresse à l’un des meilleurs électriciens de la capitale, Fernand Jacopozzi (HistoryNet). Claire a reconstitué son parcours, et elle est tombée sous le charme du personnage.

De Florence aux grands magasins

Fernand Jacopozzi au téléphone à son bureau
Fernand Jacopozzi à son bureau, photographié au téléphone
Auteur inconnu / collection diffusée sur Commons · Source · CC BY-SA 4.0

Fernand Jacopozzi naît le 12 septembre 1877 à Florence, dans une famille aisée de sept enfants. Il arrive à Paris en 1900, l’année de l’Exposition universelle, qui célèbre l’électricité comme jamais. En 1903, il fonde une première entreprise spécialisée dans la décoration lumineuse des devantures et des enseignes, puis, en 1907, les Établissements Jacopozzi, rue du Chemin-Vert (Paris Zigzag).

Sa spécialité, ce sont les décors lumineux animés. Grâce à un mécanisme proche de celui d’une boîte à musique, ses ampoules s’allument et s’éteignent en rythme, ce qui donne l’illusion du mouvement. Il illumine les façades des grands magasins, des Grands Magasins du Louvre au Bon Marché (Paris Zigzag). Claire a tout de suite fait le lien : « Le faux train du faux Paris, c’est exactement ça. Des ampoules qui s’allument l’une après l’autre pour faire croire que ça bouge. Il a mis son savoir-faire de vitrine au service de la guerre. »

Une Légion d’honneur sans explication

Après la guerre, Jacopozzi reçoit la Légion d’honneur, mais rares sont ceux qui savent pourquoi, tant le projet est resté secret (HistoryNet).

La tour Eiffel portant la publicité lumineuse Citroën en 1925
La tour Eiffel et la publicité lumineuse Citroën en 1925
Auteur inconnu / Wikimedia Commons · Source · Public domain

Il ne disparaît pas pour autant des cieux parisiens, bien au contraire. Le 4 juillet 1925, il allume sur la tour Eiffel une gigantesque publicité lumineuse pour les automobiles Citroën : plus de 200 000 ampoules, 100 kilomètres de câbles et une centrale électrique dédiée. L’année suivante, 175 000 ampoules supplémentaires dessinent une fontaine côté Trocadéro. Jacopozzi meurt en 1932, mais le nom de Citroën continue de briller sur la tour jusqu’en 1934 (L’argus).

« L’homme qui a fait briller le vrai Paris comme jamais avait d’abord appris à en allumer un faux, pour qu’on le bombarde à sa place, a conclu Claire. Je ne connais pas beaucoup de carrières qui ont une aussi belle symétrie. »

Documenté : Fernand Jacopozzi, spécialiste parisien de l’éclairage, a dirigé la conception lumineuse du faux Paris.

Claire et Solène examinent une photographie de la tour Eiffel au Bureau
Claire et Solène autour du dossier Jacopozzi — mise en scène

Qu’est-ce qui a vraiment été construit ?

C’est ici que l’enquête est devenue délicate, et qu’Alix a sorti son crayon rouge. Selon les récits qu’on trouve en ligne, le faux Paris va de la simple ébauche à une réplique quasi complète de la capitale, Arc de Triomphe compris. Les sources les plus sérieuses racontent une histoire plus modeste.

Un chantier inachevé

Toutes les sources s’accordent sur l’essentiel : le chantier était bien avancé, mais inachevé quand l’armistice du 11 novembre 1918 a mis fin à la guerre. Les leurres n’ont donc jamais été testés face à de vrais bombardiers (HistoryNet). Le dernier raid allemand sur Paris a eu lieu en septembre 1918 (The Local). Un raid massif, prévu fin septembre avec de gros bombardiers et des bombes incendiaires, a même été annulé au dernier moment sur ordre du général Ludendorff (Geographical Imaginations).

Ce qui a été réellement construit se trouvait dans le nord-est. Jacopozzi commence les travaux à Villepinte en 1918 (BBC History Revealed). Selon les sources françaises, seul le faux Saint-Denis a été partiellement réalisé, avec une fausse gare de l’Est faite de grands panneaux de bois posés au sol et éclairés pour imiter les fenêtres (Un jour de plus à Paris), des voies, des signaux et un éclairage (Paris Zigzag). Avant cela, Jacopozzi avait testé ses lampes de nuit sur le Champ-de-Mars, au cœur du vrai Paris (Paris Zigzag).

Ce que les récits ont ajouté

Alix a confronté les versions dans un tableau :

Le projet, les faits et les ajouts du récit
Ce qu’on lit souventCe que montrent les sources les plus solides
Une réplique de Paris a été construite à Maisons-Laffitte, avec l’Arc de Triomphe et les Champs-ÉlyséesLe faux Paris de Maisons-Laffitte figurait sur les plans, mais seul le leurre du nord-est a été partiellement bâti
Les Allemands ont bombardé le faux ParisLe leurre n’a jamais été attaqué : il n’était pas prêt avant le dernier raid (HistoryNet)
Le secret a été révélé récemmentL’affaire a été publiée dès 1920, puis largement oubliée

Plusieurs articles anglophones affirment en effet que des répliques de l’Arc de Triomphe et des Champs-Élysées ont été bâties (Atlas Obscura). Pour Alix, c’est probablement une confusion entre ce qui était prévu et ce qui a été réalisé : « Les plans montrent bien une fausse avenue des Champs-Élysées. Mais un plan n’est pas un chantier. C’est l’erreur la plus classique des archives : prendre un projet pour un fait. »

La révélation de 1920

Le secret tient deux ans. Le 4 octobre 1920, le journal britannique The Globe évoque l’affaire, puis l’Illustrated London News publie, le 6 novembre 1920, un reportage illustré intitulé « Un faux Paris hors de Paris : une “ville” créée pour être bombardée » (BBC History Revealed). Le magazine français L’Illustration en parle aussi, et c’est à partir de cartes tirées de ses archives que Le Figaro a relancé l’histoire en 2011 (The Local).

Documenté : un leurre a été partiellement construit dans le secteur de Villepinte en 1918, puis abandonné à l’armistice.

Documenté : l’affaire a été révélée par la presse britannique en octobre et novembre 1920.

Non établi : la construction de répliques de l’Arc de Triomphe et des Champs-Élysées.

Ce qu’il en reste, et pourquoi on a cru à une légende

Jean-Rémi au pays des entrepôts

Jean-Rémi tenait à aller voir. Il a passé une journée à arpenter le secteur de Villepinte et de Sevran, la photocopie de la carte de 1918 pliée dans la poche de son blouson. Il est revenu avec des photos de champs, d’entrepôts, d’échangeurs autoroutiers et d’avions en approche de Roissy. De faux Paris, aucune trace.

Ce n’est pas une surprise : le site a été démonté après la guerre puis recouvert par de nouvelles constructions, et il ne reste aujourd’hui aucune trace de ce « deuxième Paris » (HistoryNet). « Le seul endroit où le faux Paris existe encore, c’est dans les archives, a constaté Jean-Rémi en vidant ses chaussures pleines de terre. Et franchement, c’est là qu’il est le mieux conservé. »

Carte des environs de Paris dans un rayon de trente kilomètres en 1911
Les environs de Paris en 1911 : une carte de contexte pour retrouver les boucles de la Seine et les communes citées, et non le plan militaire des leurres
H. Barrère / UWM Libraries · Source · Public domain

Une histoire vraie déguisée en légende

Solène s’est posé la question inverse de d’habitude : pourquoi une histoire vraie sonne-t-elle comme une légende ? Elle y voit trois raisons.

  1. Elle est trop belle. Une ville factice pour tromper l’ennemi, des trains en planches et un génie de la lumière : le récit coche toutes les cases de l’anecdote incroyable. Or, plus une histoire est belle, plus on se méfie d’elle, et plus on la raconte.
  2. Elle a été oubliée. Révélée en 1920, l’affaire est retombée dans l’oubli pendant des décennies. Elle a refait surface en 2011, quand le blog d’une librairie de livres anciens, JF Ptak Science Books, a republié les illustrations de l’Illustrated London News, et que Le Figaro a ressorti des cartes d’archives (Messy Nessy, The Local). Une histoire qui ressurgit d’un coup après un siècle a toujours un petit parfum de canular.
  3. Elle a grossi en voyageant. Reprise de liste en liste, elle a gagné un Arc de Triomphe, des Champs-Élysées et des bombardiers trompés qu’elle n’a jamais eus. Elle se mélange aussi aux leurres de la Seconde Guerre mondiale, bien réels et mieux documentés, comme les faux sites britanniques allumés après les premières bombes, ou les faux quartiers résidentiels peints sur le toit de l’usine Boeing de Seattle (Atlas Obscura).

« D’habitude, on enquête sur des légendes qui se font passer pour des faits, a résumé Solène. Ici, c’est un fait qui s’est fait passer pour une légende. Et comme toutes les légendes, il a fini par embellir un peu la réalité. »

Documenté : il ne reste aucune trace connue du leurre sur le terrain.

La sépulture de Fernand Jacopozzi au Père-Lachaise
La sépulture de Fernand Jacopozzi au Père-Lachaise, division 86 — une trace de l’ingénieur, distincte du chantier disparu
Pierre-Yves Beaudouin · Source · CC BY-SA 4.0

Le verdict du Bureau

Légende urbaine : VRAIE, en grande partie.

En 1917-1918, l’armée française a bel et bien planifié trois leurres lumineux autour de Paris pour détourner les bombardiers allemands : un faux centre de Paris près de Maisons-Laffitte, un faux Saint-Denis dans le secteur de Villepinte et de fausses usines à l’est. L’éclairage a été confié à Fernand Jacopozzi, futur illuminateur de la tour Eiffel. Le leurre du nord-est, avec sa fausse gare de l’Est et ses faux trains lumineux, a été partiellement construit en 1918.

Ce qui relève de la légende, en revanche, c’est la version gonflée : aucune réplique complète de Paris n’a vu le jour, l’Arc de Triomphe et les Champs-Élysées sont restés sur le papier, et pas une seule bombe allemande n’est tombée sur le faux Paris. Le chantier, inachevé à l’armistice, a été démonté puis oublié, jusqu’à sa révélation par la presse britannique en 1920.

Le soir de la clôture du dossier, Yvan a rangé la photocopie de la carte de 1918 dans le placard des objets, avec une étiquette : « Paris bis, 1918. Construit pour être détruit. Ni l’un ni l’autre complètement. Ne pas jeter. » Pour une fois, personne au Bureau n’a eu à démentir quoi que ce soit. Ça a fait drôle à tout le monde.

Vous connaissez une autre histoire qui semble trop folle pour être vraie ? Confiez une piste au Bureau.

Sources

Paris sous les bombes

Le faux Paris

Fernand Jacopozzi

Auteurs et contributions

Auteurs

  • Alix Beaumont
  • Claire Vernier
  • Jean-Rémi Vasseur
  • Mathis Cordier
  • Solène Martel
  • Yvan Daurelle