Notre équipe

Claire Vernier
Spécialiste en récits oraux & disparitions rurales
Toujours un carnet dans la poche, des bottes aux pieds, et un enregistreur prêt.
10 années d'expérience

Jean-Rémi Vasseur
Agent de liaison terrain & collecteur d’objets sans explication
Il revient toujours avec quelque chose. Pas toujours vivant, mais toujours documenté.
7 années d'expérience

Solène Martel
Psycholinguistique & analyste de témoignages
Elle écoute plus qu’elle ne parle. Elle entend ce que les autres taisent, même sans un mot.
4 années d'expérience

Yvan Daurelle
Responsable archives & anomalies cartographiques
On dit qu’il voit des routes qui n’existent plus depuis 1953.
12 années d'expérience

Alix Beaumont
Cryptographie documentaire & codex anciens
Elle déchiffre ce que même les auteurs ont oublié avoir écrit.
15 années d'expérience

Mathis Cordier
Technicien audio-visuel & restaurateur de preuves floues
Capable de faire parler un vieux caméscope comme un témoin fiable.
8 années d'expérience
Six caractères, un même Bureau
Il y a toujours quelqu’un pour demander qui a pris son carnet. En général, il est sous les cartes d’Yvan. On travaille à six, avec des habitudes bien installées et des façons assez différentes de s’y prendre. À force de passer des journées ensemble, au Bureau ou sur les routes, on sait à qui demander un coup de main — et qui éviter avant son premier café.
09 h 07
Le matin, autour de la grande table
Le matin, on se retrouve autour de la grande table. Yvan y a généralement étalé ses cartes avant l’arrivée des autres. Alix lui demande de faire un peu de place, puis finit par poser ses propres documents dessus. Claire raconte un appel reçu la veille. Quand un détail intrigue quelqu’un, la conversation s’arrête et on reprend depuis le début. C’est souvent comme ça qu’un dossier démarre.
On en parle encore
Alix a passé une bonne partie d’un matin sur une annotation au dos d’un plan. C’était la liste de courses d’Yvan. Il avait reconnu son écriture, mais n’avait pas osé le dire tout de suite.
14 h 32
Il faut parfois y retourner
Claire préfère aller voir les gens chez eux. On parle plus facilement dans sa cuisine que devant un questionnaire. Solène l’accompagne souvent ; elle écoute, puis revient sur un mot ou une date que les autres avaient laissés passer. Toutes les visites ne donnent pas grand-chose. Il arrive qu’on rentre avec une adresse, deux versions de la même histoire et la promesse de repasser quand le voisin sera là.
On en parle encore
Jean-Rémi a un jour photographié une grange sous tous les angles avant que Claire lui fasse remarquer qu’ils s’étaient trompés de ferme. Le propriétaire leur avait pourtant tenu le portail. Il était content qu’on s’intéresse enfin à sa toiture.
18 h 16
Le retour prend un peu de temps
Au retour, Mathis récupère les enregistrements pendant que Jean-Rémi déballe ses trouvailles. Il faut aussi noter ce dont on se souvient encore, rappeler quelqu’un, retrouver une photo. Yvan aime qu’on règle les questions de dates tout de suite. Claire voudrait d’abord raconter la visite. Ils se chamaillent un peu là-dessus, puis chacun finit par venir regarder ce que l’autre a trouvé.
On en parle encore
Un soir, Mathis a fait écouter trois fois un bruit de souffle à toute l’équipe. Jean-Rémi a fini par reconnaître son blouson : il avait porté l’enregistreur dans sa poche pendant toute la visite. Depuis, Mathis vérifie lui-même où il le range.
Le règlement très intérieur
- On laisse les autres finir
Solène nous le rappelle régulièrement. Surtout quand on est trois à vouloir expliquer la même chose. - Les histoires des témoins restent entre de bonnes mains
Quand quelqu’un hésite à nous raconter ce qu’il a vu, on prend le temps. Et s’il préfère que son nom ne figure pas dans le dossier, on le respecte. - On met une étiquette sur ce qu’on rapporte
Il reste un objet dans le placard dont Jean-Rémi ne se souvient plus de la provenance. Personne ne veut le jeter. Personne ne veut le toucher non plus.
« Vous rentrez à quelle heure ? Je garde du café. »
Faites un tour au Bureau
On est un peu à l’étroit, mais chacun a sa place. Les meubles ont déjà bien vécu ; les ordinateurs, heureusement, sont plus récents.
Le Bureau, un jour ordinaire
Les lampes sont allumées dès le matin. La lumière du jour arrive par les fenêtres, juste au-dessus des étagères.
Sur la table, avant de repartir
L’argentique côtoie le numérique. Avant de partir, on vérifie les batteries — et qu’il reste bien une cassette dans le magnétophone.

